Colline de l'Hirondelle : L'aventure paysanne au cœur des Corbières
Jean Weber
S’il est un domaine qui incarne le renouveau du Languedoc avec passion et une pointe d’audace, c’est bien la Colline de l’Hirondelle. Situé à Douzens, dans l'Aude, ce domaine est né d’une rencontre improbable entre Didier Ferrier, enfant du pays, et Jennifer Buck, native de San Francisco. Ensemble, ils ont transformé une petite colline en un laboratoire de biodiversité et de vins vivants.
Un terroir sauvé de l'oubli
Loin de la viticulture productiviste, Jennifer et Didier ont fait le choix de la patience. Leur vignoble de 9 hectares regorge de trésors, notamment des parcelles de Vieux Carignan plantées en 1923 qui ont survécu au temps. Ici, on travaille en agriculture biologique et biodynamique : pas de chimie, des vendanges manuelles et un respect total du rythme de la nature. Comme ils aiment le dire : "On fait des vins dans le respect des sols, du vivant et de la saucisse grillée !"
Le Chenanson : Leur arme secrète
La particularité du domaine réside aussi dans l’utilisation de cépages rares. Outre les classiques Grenache et Syrah, ils mettent à l'honneur le Chenanson. Ce croisement entre le Grenache noir et le Jurançon noir apporte une couleur profonde et des notes de fruits rouges explosifs que l'on retrouve dans leur cuvée emblématique, Cocolico.
Deux cuvées à ne pas manquer :
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Oiseau (AOC Corbières) : C’est l’étalon du domaine. Un assemblage de vieux Carignans, Syrah et Grenache. Un vin de "haut vol", complexe, soyeux, avec des touches de garrigue et de fumé.
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Cocolico (Vin de France) : Un rouge gourmand, né de l’imaginaire de leur fille. Dominé par le Chenanson, c’est un pur plaisir de fruit, idéal pour une table de copains et un bon repas partagé.
Pourquoi on l'aime ? Parce que chaque bouteille raconte une histoire de famille, de transmission et de liberté. Ce sont des vins qui ont "du répondant" et une âme véritable